Etre une femme salariée, cette pression professionelle quotidienne

Jeudi 19 mars 2020

7 jours sans sortir de la maison à télétravailler, à instruire mon fils et à faire tourner la maison.

Après 7 jours confinés à la maison, comment je me sens ? 

Chamboulée.

C est le premier mot qui me vient à l’esprit. 

Dans confinement, j’avais les mots “rester à la maison” en tête donc dispensée de faire l’aller-retour pour aller travailler, plus de soucis pour être à l’heure à l’école le matin … je me voyais tranquillement installée dans la canapé à lire un roman sous un plaid avec un bon thé chaud … 

Puis la réalité m’a sorti de mon doux rêve : travailler, instruire, cuisiner, ordonner, nettoyer et profiter d’être ensemble.

Chez nous, c’est moi qui ai pris en charge l’organisation de notre vie de confinés. Tout d’abord parce que l’organisation c’est mon truc. Pour être slow j’ai besoin d’anticiper, de gagner du temps pour en passer plus sur les activités que je préfère. Ensuite, pour que mon mari, qui a un job d’utilité publique puisse le faire. 

Et puis est venue cette question : POURQUOI MOI ? 

Pourquoi je dois TOUT prendre en charge, pourquoi mon mari n’en assume pas une partie ? 

Je suis passée par 3 phases 

1. D’abord j’ai ruminé dans mon coin. 

J’avais l’impression de mettre ma vie professionnelle de côté, de me sacrifier pour que mon fils soit instruit alors qu’il a 2 parents, pour que la maison soit un lieu agréable et propre durant ce confinement et pour que tous les estomacs soient rassasiés en temps et en heure. A la fin de la journée, je n’étais pas satisfaite du peu de travail que j’avais abattu alors que mon mari lui avait une journée entière derrière lui.

2. Puis je me suis mise en colère 

Pourquoi les femmes sont-elles pénalisées professionnellement quand elles deviennent maman ?

      • D’abord il y a le tabou de la grossesse. La peur de l’annoncer à un entretien d’embauche, la peur de l’annoncer à son manager.
      • Il y a le tabou du retour de congés maternité : la peur de reprendre le travail et de se retrouver sous l’eau.
      • Il y a le tabou des horaires en semaine : refuser des réunions après 17h30 car on doit aller chercher les enfants à l’école ou les absences quand ils sont malades.

🤬 Et nous nous retrouvons à cacher notre part maternelle sous peine de se retrouver pénalisées.

🤬 Et nous culpabilisons de ne pouvoir être la mère qu’on veut être.

Nos  comportements sont dictées par la Société bâtie par des hommes.

3. Et puis j’ai réalisé quelque chose 

Mon sacrifice à la maison, c’est mon choix !

J’ai choisi d’instruire mon fils car j’aime ça. J’ai choisi de m’occuper de la maison car j’ai une tolérance moins grande au désordre. 

J’ai choisi de cuisiner car j’y prend du plaisir. Mon mari n’est pas macho, si je lui formule une demande, il le fait. C’est à moi d’identifier ce dont j’ai besoin et d’en faire la requête, on appelle ça la communication, la base de toute relation saine.

Je me sens comblée de ce que j’ai : un couple fort et un petit garçon en bonne santé. 

Et ce que j’ai vécu dans ma vie à l’occasion de ce confinement je l’ai vécu il y a quelques années dans mon travail. 

J’avais un job en SSII (ENS), un salaire mensuel avec mes week-end et jours fériés mais je n’étais pas heureuse.

La politique de ce type d’entreprise est : les consultants en mission pour rapporter de l’argent. L’humain passe bien après. Alors les commerciaux sont sous pression.

Ma grossesse, mon commercial en a fait un moyen de pression

Quand j’ai annoncé ma grossesse, cela faisait 3 ans que j’étais en mission sans renégociation du taux journalier avec le client. Le rapport entre mon salaire (charge) et ma facturation (recette) n’était pas bon pour mon employeur. Il me restait 1 mois à faire avant mon congés maternité.

J’ai souhaité poursuivre ma mission car enceinte, j’étais fatiguée, mais surtout j’étais en terrain connu et je réalisais mon travail avec brio. Le client ne voulait pas se séparer de moi. Je ne souhaitais pas démarrer une nouvelle mission sur le mois restant car cela demande beaucoup d’investissement dont je n’étais pas capable dans mon état.

Mon commercial a joué cette carte pour tenter de renégocier mon taux journalier avec le client et à tout fait pour me sortir de mission. C’est le médecin qui a tranché en estimant que mon état ne me permettait pas de continuer à travailler et m’a mis en congés pathologique.

Mais qu’est-ce qui vient de se passer ?

J’ai trouvé ça tellement INJUSTE, moi qui était une consultante modèle, jamais à se plaindre, à satisfaire les clients, à donner une bonne image de l’entreprise, à faire du bon travail, à être conciliante …

Surtout je m’en suis voulu. Je me suis sentie dépossédée de ma vie. C’est le médecin qui a mis un terme à tout ça, je n’en ai pas été capable moi même … J’étais dans une spirale infernale où les intérêts de mon employeur passaient avant les miens alors que j’avais un petit être qui grandissait en moi.

STOP ! Ca ne pouvait plus durer ! Mais quoi faire ? Comment faire ?

Quelle maman je veux être, quel exemple je veux donner ?

Après mon congés maternité, je n’étais plus la même.

1. J’étais devenue Maman avec tous les changements que cela implique

Une vision différente du monde, une force insoupçonnée est apparue et surtout une partie de moi s’est épanouie et accomplie.

2. J’ai poursuivi mon développement personnel

J’ai continué à lire des livres pour faire éclore les autres parties de moi. J’ai compris que je ne suis pas seulement :

          • une salariée qui oeuvre pour les intérêts de mon employeur
          • une compagne qui oeuvre pour montrer à mon compagnon que je suis “bonne à épouser”
          • une maman qui ne vit plus que pour son enfant

Je suis tellement de choses à la fois et je peux être tout en même temps.

3. J’ai découvert la pédagogie Montessori

Cette pédagogie est faite de bon sens. Elle ne cloisonne pas la vie d’enfant et la vie d’adulte. Elle permet de préparer les enfants à la vie d’adulte pap à pas, en se basant sur l’évolution de chacun. Elle ne fait pas rentrer dans des moules. Elle respecte chaque individu en ne donnant que des conseils.

Alors quand je suis revenue dans l’entreprise, j’ai pris le contrôle et je ne me suis pas laissée faire. 

Au pire qu’allait-il bien pouvoir m’arriver ?

Les commerciaux sont venus me proposer des missions. Aucune ne rentrait dans mes critères alors j’ai dis non. J’ai été convoquée dans le bureau du responsable de l’antenne parisienne. Même pas peur. J’ai tenu mes positions. 

Qu’est-ce qui m’est arrivé de dramatique en respectant mes souhaits ? Rien du tout au contraire :

          • j’ai négocié une augmentation
          • les missions proposées respectaient mes souhaits
          • j’ai choisi celle pour laquelle je voulais postuler
          • j’ai passé un entretien
          • j’ai décroché la mission
          • j’ai été internalisée

Cette mission vous la connaissez, c’est mon job actuel. Vous savez ce job que j’adore, qui me motive à me lever tous les matins, pour lequel je ne vois pas les semaines passées. En étant cohérente avec moi-même, en ne disant pas oui à n’importe quoi, je me réalise.

Comment faire ?

A présent je suis heureuse et je sais comment faire pour l’être continuellement car ça n’a pas été facile d’en arriver là, pour ne pas dire que j’en ai @@@@.

Déjà c’était long.

J’ai connu l’échec et on ne peut pas dire qu’en France nous ayons cette culture. J’ai dû assumer, me relever, me remotiver pour continuer ma quête. 

Chaque fois j’étais seule ….

Ce n’était pas facile de trouver la motivation, de chercher des solutions en tâtonnant sans trop savoir ce que ça allait donner. 

Avec un bébé et donc peu de temps, j’étais effrondrée quand je constatais que le temps que je passais pour m’en sortir ne menait à aucun résultat.

J’avais l’impression de m’ôter du temps avec mon fils pour rien.

C’était horrible. 

Jusqu’à ce que les résultats tombent. C’est à ce moment que j’ai retrouvé le sourire.

Et dire qu’ils auraient pu tomber plus tard …. Je me dis waouw !!!!!

J’étais contente que mes efforts portent leurs fruits mais j’étais effrayée à l’idée de me dire que ça n’aurait pu jamais arrivé …

Comment me serais-je sentie par rapport à tout le temps que j’ai investi dans la recherche d’une solution pour mieux vivre mon salarait ?

C’est pourquoi j’ai fais, de toute mon expérience, une méthode qui te permettra de gagner du temps. Et mieux encore, d’être certaine d’avoir des résultats.

En achetant ma méthode, tu auras l’assurance d’être guidée pour avancer à ton rythme.

Je te permettrait de faire de ta maternité, une force que tu pourras utiliser dans ta vie professionnelle.

Contacte moi, nous conviendrons d’un rendez-vous téléphonique durant lequel je t’expliquerai tout. Le confinement est la meilleur période pour prendre du recul. N’attends pas trop car après tu seras de nouveau prise dans le moule du salariat et sous pression.

Signé une maman qui travaille mais qui ne laisse pas son salariat prendre le dessus sur sa vie

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